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1936 : Pierre MENDES FRANCE à POSES Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Didier PIEDNOEL (... et Wikipédia !)   

Une photographie historique : Pierre MENDES-FRANCE à POSES lors d'une cérémonie de remise de prix...
La photographie aurait été prise en 1936, si l'on en croit l'annotation au dos... Il avait vingt-neuf ans !
A la suite de la photo un extrait de sa biographie sur Wikipédia, centré sur 1936.

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Pierre Mendès France est né à Paris le 11 janvier 1907; il meurt le 18 octobre 1982.

Issu d'une famille de vieille ascendance judéo-portugaise (séfarade) du nom de « Mendes de França » installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris, Pierre Mendès France, bachelier à 15 ans, devient en 1928, après des études de droit et un passage par l'École libre des sciences politiques, le plus jeune avocat de France : il a alors 21 ans.

Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré, dans laquelle il salue l'efficacité « brute » de cette politique, mais en critique les conséquences économiques et sociales.

Il est initié le 19 mai 1928 à la Respectable Loge Paris et visite la Loge Union et Progrès à Pacy-sur-Eure. En 1933, Pierre Mendès France épouse Lily Cicurel (1910-1967) ; ils ont deux enfants : Bernard Mendès France (1934-1991) et Michel Mendès France (né en 1936) - celui-ci ayant lui-même deux enfants : Tristan Mendès France (1970) et Margot Mendès France (1975).

Parallèlement à ses études, Pierre Mendès France se tourne vers le militantisme. Il sera l'un des membres fondateurs en 1924 de la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste, un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite, très actif dans le Quartier latin à la fin des années 1920, qu'il présidera en 1928. Pierre Mendès France apparait alors comme l'un des espoirs du Parti radical auquel il est inscrit depuis 1923, c'est-à-dire dès l'âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvèlement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par la figure historique d'Édouard Herriot.

Député de l'Eure à partir de 1932 et maire de Louviers à partir de 1935, il est élu conseiller général de l'Eure en 1937. Il n'hésite pas à attaquer Herriot, président du Parti, au congrès du Parti de Clermont-Ferrand (mai 1934), soutient Edouard Daladier ainsi que la stratégie du Front Populaire (1936) d'alliance avec les socialistes. Il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauche (PCF compris) s'abstenant lors du vote du 9 juillet 1936 à propos de la participation française aux Jeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol. Mendès France élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire dont l'exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de préceptes keynésiens. Très contesté, ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du gouvernement.

(Cliquez sur Wikipédia pour aller plus avant)

 

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